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Mis à jour le 01 Septembre  1998
Le collectionneur

...Le désert... Oh non, pas ici... Le vent souffle, le sable m’étouffe. Il pénètre dans mes yeux, mes oreilles, mon nez.... J’ai si soif que je n’ai même plus de larmes à verser...Je n’ai plus d’eau ni de vivres. Et ce vent qui siffle et lance comme un cri provenant des milliers d'âmes que ce désert a torturées. Quelle douleur. La flamme de ma blessure, ainsi attisée par le sable, ne fait que renforcer la funeste impression de me voir finir ici, au milieu des ossements témoignants d’une éternelle histoire de quêtes et de morts. Tanelorn ! Jamais je ne te trouverai.
 
 

Bruits diffus, couleurs changeantes et vacillantes, senteurs divines...

_  " Ah, je crois que notre jeune invité se réveille enfin ! "

J’ouvre mes yeux, leur adaptation à la forte lumière ambiante est difficile mais elle devient vite accueillante. Je vis et c’est déjà encourageant. Un bandage serre ma blessure, et la douleur s’est atténuée. La pièce dans laquelle je me trouve est d’une blancheur uniforme. Je suis allongé sur une sorte de canapé. Ma vision est encore trouble, j’essaie de me lever sans pour autant y arriver, c’est alors que je vis la silhouette de mon hôte. Un vieil homme, à ce qu’il pouvait me sembler, se tenait debout non loin de mon corps meurtri.

_ " Bien...Nous pourrons discuter une fois que vous serez en totale possession de vos moyens, jeune homme. En attendant R’lin s’occupera de vous. "

Sa voix grêle parvint à mon esprit encore emprunt de la sourde lumière du soleil et des visions de mort, rencontrées dans ce désert sans nom. La porte ne fit aucun bruit, ni ses pas. Mes yeux ont du souffrir de la brûlure de ces sables maudits, heureusement ma vue s’améliore. En tous cas, je crois être en sécurité ici, et si ce n’est pas le cas, c’est toujours mieux que de conter fleurette avec un mirage. Mes paupières tentent de s’ouvrir à nouveau. Mais qu’est ce ? Une sorte d’ombre est comme en suspends devant moi. Mes yeux me jouent-ils encore des tours ? Non...Elle a une forme plutôt féminine, enfin s’il on peut dire. Ses yeux sont absents, et j’ai l’étrange impression de discerner les contours de la pièce à travers elle...

_ " R’lin ? " dis-je.

_ " Oui, je suis à votre service. Soyez ici comme chez vous. Si vous avez besoin de moi, vous n’avez qu’à prononcer mon nom. " Sur quoi, elle se fondit dans le sol comme si elle n’avait jamais existé. Je n’avais encore jamais fait une telle expérience. Sa bouche n’avait émis aucun son, elle communiquait par la pensée. Son message contenait aussi un sentiment de tristesse et de mélancolie. Quelle était cette créature si étrange ? ...
 
 

Le bruit de mon estomac me détourna bien vite de ces réflexions. La faim aidant, je me levai, me rinçais le visage et m'habillais avec ce qui avait été posé sur mon siège. Je me dirigeais alors vers la porte. Elle n’avait pas de poignée, mais dès que je me fus rapproché d’elle, elle s’ouvrit sans que j’eus fait quoi que ce soit, coulissant dans le mur sans émettre aucun son. Je dû rester là quelques secondes, totalement ébahi. Décidément, je n’étais pas au bout de mes surprises. Je pénétrais alors dans un couloir étroit dont la structure, d’un style gothique, ressemblait plus à ce que j’avais l’habitude de voir.

_ " R’Lin ? " Appelai-je. Elle apparut subitement devant moi.

_ " Peux-tu me mener à ton maître ? "

_ " Bien sûr " répondit-elle. " Suivez-moi. "

Je la suivis, et regardai les murs sombres et glacés qui défilaient. Nous arrivâmes devant une porte similaire à celle que je venais de traverser. R’Lin me précéda, la porte coulissa de nouveau et nous laissa entrer dans une vaste salle. Mon hôte se trouvait assit au bout d’une grande table en boit massif. Il avait le teint blafard, le visage légèrement émacié et les yeux tirants sur le mauve. Le vieil homme me souriait comme on sourit à un enfant. Son apparence et son regard me faisaient penser aux rescapés melnibonnéens de la cité d’Imrryr. Il se leva et me serra la main avec une vigueur insoupçonnée pour quelqu’un de son âge.

_ " Je vous souhaite la bienvenue dans mon humble demeure, homme des Jeunes Royaumes... "
 
 

À suivre...
 
 

Ténébrari

Il s’agit d’une race qui réside dans le plan des milles couleurs. Cette espèce tirant sur l’humanoïde est en voie d’extinction. Il y a de cela quelques milliers d’années, les Ténébrari avaient un corps toujours tangible, aujourd’hui, ils ne ressemblent plus qu’à des fantômes, leur consistance se désagrège peu à peu. Ils ont l’apparence d’une ombre en trois dimensions, et sont légèrement translucides. Ils ne parlent pas, ils s’expriment uniquement par la pensée. Emettre des sons ou agir sur le monde physique qui les entoure leur en coûte beaucoup et les laisse souvent sans force. L’évolution de leur race est naturelle, ils savent pertinemment que d’ici quelques siècles, ils disparaîtront à jamais, laissant derrière eux, une histoire millénaire.

Certains sorciers connaissent cette espèce. Leur malheur les rend bien utiles aux esclavagistes des Jeunes Royaumes. Les femelles sont de bonnes servantes, sobres et discrètes. Les mâles quant à eux sont surtout utilisés pour des missions d’espionnage ou pour servir de messagers. Voici leurs caractéristiques :
 
 

FOR 8 CON 10 TAI 15 INT 15 POU 15 DEX 20 CHA 15 PVs 13 VC 158

Télépathie, 30ms de portée. (30)

Intangibilité permanente. (15) La créature est donc intangible par nature, elle pourra donc passer à travers les murs ainsi que tout autre paroie. Elle peut cependant obtenir plus de consistance pendant 20mns, moyennant un certain effort (score de 98%, un 99 ou un 00 la rendra à jamais intangible et invisible, disparaissant alors à tout jamais).

Ténèbres. (15) Ce pouvoir affecte seulement la créature. Il est permanent, la créature n’étant qu’une ombre à travers laquelle on voit difficilement. Elle est pratiquement invisible lorsqu’elle se déplace de nuit (-60% pour la déceler).

Kildor

Version W97 zippée disponible dans le Dossier Jeu

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